Quand on croit me tenir par une couille, je livre ce qui va avec
Il y a des moments où l’on comprend que le jeu est truqué. On pense te tenir par les parties, te contrôler par la peur, la pression ou le chantage. Erreur. Dans ces cas-là, je ne recule pas : je livre ce qui va avec. Le paquet complet. Sans filtre et sans regret.
Pour ma part, je n’ai pas d’éponge à jeter. Pas de capitulation molle, pas de compromis honteux pour sauver les apparences. Je reste debout. Et si l’on s’avise de menacer les miens, ma famille, alors je ne donne pas seulement une couille : je donne les fesses aussi. Tout. Parce que la limite, une fois franchie, transforme la défense en contre-attaque totale. Je ne fais pas dans la demi-mesure quand l’essentiel est en jeu.
Je ne m’abaisse jamais à attaquer les personnes.
Je les plains. Je plains sincèrement ceux qui croient que l’institution, la chaise, le titre ou le salaire constitue leur noblesse. Ils se trompent lourdement. L’institution ne rend personne noble ; elle révèle souvent ce qu’ils sont vraiment : des administrateurs confortablement assis, protégés par des règlements, des cachets et des réseaux. Ils confondent pouvoir de fonction et valeur personnelle.
Les putains, elles, le savent mieux que quiconque. Elles connaissent la vraie dureté du client. Elles savent que celui qui paie, qui risque, qui décide dans l’ombre ou dans la chair, est souvent plus réel, plus exigeant et plus consistant que l’administrateur derrière son bureau. Le client affronte le désir brut, la transaction directe, sans le vernis des organigrammes. L’administrateur, lui, se cache souvent derrière des procédures et des tampons.
C’est toute la différence entre ceux qui agissent dans le monde concret, avec ses risques et ses vérités crues, et ceux qui se contentent de gérer l’apparence du pouvoir. Les premiers ont une certaine honnêteté brutale. Les seconds croient que leur siège les élève.
Moi, je choisis mon camp. Pas celui de la plainte victimisante, ni celui de l’attaque personnelle gratuite. Mais celui de la clarté : quand on veut me tenir, je montre tout. Quand on menace les miens, je deviens imprévisible. Et quand on se drape dans la fausse noblesse institutionnelle, je souris avec pitié.
Parce que la vraie force ne se mesure pas au confort de la chaise, mais à ce que l’on est prêt à perdre – ou à livrer – quand on vient nous chercher.
Et moi, je n’ai plus rien à cacher.